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 - Errare humanum est, perseverare diabolicum -

 
 

Le Café Terminus









 
  Peu avant la première guerre mondiale, Jean dit Abdon Brèthes ouvre le premier Café Terminus, à l’angle de la rue Carnot et de la rue Gambetta. Il se marie en 1913 avec Marie-Alice Lapeyre qui lui donnera 4 enfants.
 
Durant une vingtaine d’années, ce café sera le rendez-vous de la bourgeoisie hagetmautienne qui viendra y jouer au billard ou aux cartes à l’étage et consommer le Dubonnet, le Rhum Négrita ou l’absinthe, interdite dès 1915.
 
Au début des années 30, Abdon achète deux immeubles mitoyens un peu plus haut, dans la rue Carnot : l’un a déjà abrité un café, l’autre un coiffeur. On s’y transporte avec armes et bagages, tables et comptoir en marbre, grands miroirs, famille et licence.










 
La guerre passe…On construit la salle de billard, tout au fond, qui servira à l’occasion de salle de cours à madame Vimard en 1956, après l’ouverture du Cours Complémentaire, juste en face, sans convention signée entre les parties. Heureuse époque.
La fille d'Abdon et d'Alice prend la suite.
Fin des années 50 : le mercredi, jour de grand marché, branle-bas de combat : ça ne désemplit pas du matin jusqu’au soir. Café ou chocolat pour les dames, pschitt ou grenadine pour les enfants, vin pour les hommes. Momone et 3 employées au service, la grand’mère Alice, les enfants à la plonge et à la caisse. Et, en fin de journée, les maquignons qui jouent aux cartes d’épaisses liasses de billets de 10 000 F  dans la pièce du fond, à l’écart.
Et puis, il y a les fêtes : manèges sur la place, bals et spectacles sur la terrasse du marché-couvert, juste en face. Alors, pensez donc !
 
Tables en marbre blanc, ainsi que le comptoir,
Tout comme le salon, où l’on brûlait le soir
Le feu de cheminée, pour famille et clients.
Les hauts  murs tapissés de miroirs rutilants,
Le tapis du billard, tout au fond de la salle
Qui abrita souvent des parties mémorables.
Le Terminus bondé, les jours de grand marché.
Le Terminus ouvert très tard dans la soirée,
La terrasse installée le matin dès huit heures
Car Momone était là pour vendre du bonheur,
Toute l’année durant, sans un jour de vacances :
Disponibilité et sourire et patience
.

Le temps passe…
 
Puis le café change de mains pendant 10 ans, jusqu’au jour où, grâce à Pascal et Cathy, au mois de juin 1991, il devient l’Andalou, dont la notoriété s’étendra bien au-delà du canton : haut-lieu de soirées, de nuits et de petits matins mémorables. Du bruit et du monde, certes, des karaokés d’anthologie, des équipes de basket qui viennent refaire leur match, des concerts, des rencontres. De bagarres, jamais. Ce lieu ne s’y est jamais prêté. Mystère.






 

Et puis, en 2000, lors d’un dernier changement de propriétaire, vient la Norme de Sécurité, avec son cortège de règlements, de contraintes, de prescriptions, de contrôles, de plafonds et de portes pare-feu, de règles, de vérifications, d’issues de secours, d’avis, de commissions et de sous-commissions, d’agencement et autres mesures compensatoires, ça ne s’invente pas.
 
Ils ont voulu tuer son âme, ils ont tué le café.
 
Et il y a eu un grand silence.

 
 

 

 
                             Lundi 7 février 2011 - 18h04                                                                                                  Jeudi 23 février 2012 - 14h23                      

 
L'emplacement du Terminus en 1869 :

Enrenregistré à mugron le vingt un mai 1869, devant le notaire Monsier Dupuy
Un lopin de terre, en nature de prairie, appelée du Bouch, situé à hagetmau , ayant dix sept mètres cinq centimètres de longueur sur treize mètres cinq centimètres de largeur, tenant du levant à route impériale n° 133, de midi à restant de la prairie et propriété de Jambon, du Couchant à jardin et basse-cour de Daverat Pécoste,et du nord à restant de la prairie 

 




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